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3e à Madeire, ça fait un peu d’air !


Madeire. L’Atlantique, les embruns, les îles. Il fallait bien ça pour évacuer la déception du voyage au bout du monde en Australie et en Nouvelle-Zélande. Revenu en Pays Catalan, Damien s’est ressourcé, a retrouvé le plaisir de rouler sur ses sentiers habituels. Juste avant de reprendre l’avion.

Sous la pluie et dans le brouillard, les recos laissaient entrevoir une course au format qui plaisait à Damien, les spéciales étaient plutôt longues et difficiles, voire dangereuses, comme la trois.

Le samedi, quatre spéciales étaient au programme qui ont vu Damien tenir son rang aux avants-postes. 3e de la première spéciale, 3e également du deuxième chrono de la journée, il réalise le huitième temps de la troisième. Bien commencé, la première journée de course était toutefois source d’angoisse, tout au long des spéciales. La faute à une poisse suspendue comme l’épée sur la tête de Damoclès, en l’espèce, le dérailleur.

Il prend 52e place de la dernière spéciale du jour. Et fini la journée dans le haut du tableau sur la deuxième marche du podium. Le dimanche rebelote, la cinquième spéciale allait piquer, sous le soleil, pour une journée à haut risque.

Deuxième temps de la première spéciale du jour, la cinquième de la course, Damien allait voir son enthousiasme douché dans le chrono suivant, celui de son OTB de l’espace made in Burro Catalan.

Il prend finalement la 39e place de cette sixième spéciale puis la 18e et la 7e des deux suivantes. Averti par Jérôme de son classement, Damien était alors troisième au départ du dernier chrono du jour, il préférait assurer pour contenir l’envie retrouvée de Jared Graves et l’ambition de Sam Hill pour remonter sur la boîte et prendre la troisième place de la manche.

Le prochain rendez-vous c’est le week-end prochain en Irlande. Damien avait terminé 6e l’an passé sur les trails chéris de Callaghan, vainqueur finalement à Madeire. Il sera difficile d’aller le chercher en espérant que d’ici là, le poignet douloureux à la suite de chute à Madeire cessera de lancer !

Au général, même si c’est un classement a priori fort compromis pour la saison, Damien pointe à la 21e place avec 580 points au terme des trois premières manches.

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Madère pour se refaire

Loin au classement général, Damien compte sur Madère pour revenir dans la partie. Avant de s’envoler pour la troisième manche de cette saison d’Enduro World Series, il faut le point. Et revient sur les deux premières manches funestes. « En Tasmanie, je n’avais pas de watts On avait passé huit heures sous la pluie à Rotorua, ça m’a pas mal entamé et je n’ai pas vraiment réussi à m’en remettre. Je ne suis pas parvenu à m’entraîner, je suis arrivé très fatigué le jour de la course. » Compte tenu du format de cette manche, l’affaire était dès lors bien mal engagée…

Écoutez ce qu’en dit Damien

Pour autant, passé le décalage horaire, il a fallu se remettre au travail, mais peut-être avec des objectifs un peu différents par rapport à ceux qu’ils étaient en début de saison. Puisque pour le classement général, ça va être compliqué cette année. Après les deux premières manches, Damien pointe à la 46e place du général avec 160 points à plus de 600 points d’Adrien Dailly. Il va donc gérer sa saison différemment.

Avant de partir, au moment de cette interview, il regrettait les changements de formats des enduros. Mais comptait bien sur Madère pour se remettre dans le bain pour la saison. Hier soir, à l’issue des recos, il disait que les spéciales étaient belle, qu’il avait pris plaisir à rouler. « Les spéciales sont belles mais très dures physiquement et techniquement donc il faudra être intelligent et pas s’enflammer ! »

On en saura plus dès ce soir, Damien roulera les spéciales de ce samedi à partir de la mi-journée.

Le profil du premier jour de course.

Le profil du premier jour de course.

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EWS 2017 – Rotorua : Une poisse phénoménale !

C’est peu dire que la première course de l’année ne s’est pas déroulée comme convenu en Nouvelle-Zélande. En terminant loin de la tête, 46e position, Damien a vécu ce qu’il appelle « la pire course de sa vie ». Récit.

© Dave Trumpmore / pinkbike

© Dave Trumpmore / pinkbike

Les conditions étaient dantesque. « Avec la pluie et la boue, le passage des concurrents a défoncé les spéciales. Partant dans les derniers, nous avons roulé dans des ornières trè profondes ! Ce n’était plus du vélo, c’était de la trottinette, les pédales touchaient ! Dans la première spéciale, je perds du temps parce que je pars trop vite, c’est de ma faute, je tombe cinq fois ! Dans la deuxième spéciale ça allait beaucoup mieux, mais je percute un journaliste qui était au milieu de la piste ! J’en ai cassé le casque en deux, on l’a consolidé avec des colliers de serrage pour la fin de la course… J’aurais pu me tuer sur ce coup là ! »

Après un début aussi chaotique, Damien espérait pouvoir se refaire dans les spéciales suivantes, malgré les douleurs liées au choc. Mais non. « En haut de la troisième spéciale, je casse le dérailleur, je fais toute la spéciale en courant et là je perds bien deux minutes. On arrive à bricoler en bas, je pars sur la liaison en singlespeed et j’arrive en haut à 180 pulsations, 30 secondes avant mon départ. Je fais la 4e spéciale, la liaison qui suit et la cinquième spéciale en singlespeed encore avant de pouvoir réparer correctement. »

Un handicap qui ne l’a pas empêché de se rentrer dans le top 10 sur ces deux chronos. « Après ça allait mieux, c’était beaucoup plus correct pour les deux dernières spéciales du jour. » Il prend les 23 et 5e place des deux derniers chronos. Mais dans l’ensemble, Damien a trouvé la course très difficile. « C’est n’importe quoi faire 65 km dans ces conditions, avec en plus des liaisons dans la boue à 2 à l’heure. La grosse perf du week-end c’est Sam Hill qu’il l’a faite. Il est parti comme nous avec un gros dossard et fini quand même quatrième, au milieu d’une foule de gars qui sont partis longtemps avant nous et on bénéficié de conditions de roulage plus propre. Si ça avait été sec, il aurait tout explosé ! »

Il reste à Damien quelques jours aux Crankworks pour trouver un osteo et faire soigner sa nuque douloureuse suite à l’impressionnante collision de la deuxième spéciale. Avant d’aller se refaire la cerise en Tasmanie. Pour une seconde manche aux cartes rebattues.

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Tourner la page

Bon, certains jours méritent d’être oubliés. Ceux de Valberg en font nul doute partie. Damien était impatient de rouler aux portes du Mercantour, mais ce fût un week-end sans. Il y eut d’abord cette chute lors des recos qui laissait pour trace un genou mâché. Puis une première chute dans la première spéciale, puis une deuxième dans la deuxième… « Franchement, je suis très déçu » disait-il au téléphone dimanche soir, à l’issue de cette 7e manche des enduro world series. « Les sentiers étaient superbe, mais ça n’allait pas. je suis tombé le samedi, et le dimanche, c’était pire. » Le pire, c’est l’absence de vitesse. qui l’a poursuivi toute la journée. « Je ne parvenais pas à aller vite, et lorsque j’y arrivais, je tombais, je n’arrivais pas à rester sur le vélo… » En se classant 13e de la manche, les regrets dans la musette, Damien conserve toutefois la deuxième place du général avant la fin de la saison, le week-end du premier octobre à Finale Ligure, en Italie. Il reste quinze jours pour préparer cet ultime rendez-vous de la saison et contenir la meute des copains, Jérôme troisième, Florian quatrième, Nico cinquième, François sixième ! .

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As(pas la)pen

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Les USA, c’est pas ça. Le peu d’appétit de Damien pour les épreuves américaines n’est plus à démontrer. Aspen ne dérogeait pas à la règle avec peu de pente au final sur l’ensemble de l’épreuve. « La grosse spéciale de 17 minutes, la première du dimanche, on a du pédaler pendant 14 minutes ! » regrettait-il mardi matin au téléphone. Néanmoins, en accrochant la septième place de la manche, il conserve son rang au championnat du monde. Et ce n’était pas chose gagnée… « J’ai tapé ma roue assez fort dans la première spéciale, puis j’ai fini de la détruire dans la troisième, les rayons étaient complètement distendus… On a réparé comme on a pu avec le mécano mais dimanche, inconsciemment, même si j’ai l’impression d’avoir roulé vite, je pense que je n’ai pas roulé à bloc. J’avais vraiment peur de ne pas terminer, j’ai joué le championnat. »

Une boîte

À ceci s’ajoute une autre pointe de déception, une chute dans la 3e spéciale, « dans une partie super rapide, j’ai perdu beaucoup de temps là, alors que j’étais bien et que je pouvais gagner des secondes. » Une spéciale qui termine tout de même 7e, avec un débours de 18 secondes du Jared Graves. Dans la 4, la spéciale juge de paix, il a fait le job, « j’ai mis tout ce j’avais, mais je savais que j’allais me faire chier. » Avec des si on mettrait Whistler en bouteille, mais à l’heure des comptes, il n’y a pas matière à rougir. Damien a pu reprendre une poignée de points à Richie Rude, blessé qui a dû batailler avec la douleur pour finir, il termine 24e. Parmi ses autres concurrents directs au championnat du monde, seul Jérôme Clémentz s’en sort bien. Avec sa 3e place, il revient à 20 points de Damien. Blessé aux recos, François Bailly-Maître, aura pris soin de ne pas retomber durant la course (33e au final) et Florian Nicolai, 13e n’a a priori guère apprécié le parcours. Au général de la saison, les 4 premiers se tiennent en 300 points. Derrière, on est à plus d’une victoire de manche (en nombre de points).

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Arrivé à Vancouver mardi martin (heure française) Damien va faire une courte pause aujourd’hui, un peu de moto demain, puis vendredi ira rouler à Squamish avant de rejoindre Whistler le week-end prochain.

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La Thuile #debrief

À mi-saison, Damien revient sur la Mégavalanche et sa deuxième place aux trousses de Rémy Absalon. Ensuite sur la quatrième manche des enduro world series, la domination de Richie Rude, la bagarre avec Sam Hill. C’est le #debrief

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