EWS 2017 – Rotorua : Une poisse phénoménale !

C’est peu dire que la première course de l’année ne s’est pas déroulée comme convenu en Nouvelle-Zélande. En terminant loin de la tête, 46e position, Damien a vécu ce qu’il appelle « la pire course de sa vie ». Récit.

© Dave Trumpmore / pinkbike

© Dave Trumpmore / pinkbike

Les conditions étaient dantesque. « Avec la pluie et la boue, le passage des concurrents a défoncé les spéciales. Partant dans les derniers, nous avons roulé dans des ornières trè profondes ! Ce n’était plus du vélo, c’était de la trottinette, les pédales touchaient ! Dans la première spéciale, je perds du temps parce que je pars trop vite, c’est de ma faute, je tombe cinq fois ! Dans la deuxième spéciale ça allait beaucoup mieux, mais je percute un journaliste qui était au milieu de la piste ! J’en ai cassé le casque en deux, on l’a consolidé avec des colliers de serrage pour la fin de la course… J’aurais pu me tuer sur ce coup là ! »

Après un début aussi chaotique, Damien espérait pouvoir se refaire dans les spéciales suivantes, malgré les douleurs liées au choc. Mais non. « En haut de la troisième spéciale, je casse le dérailleur, je fais toute la spéciale en courant et là je perds bien deux minutes. On arrive à bricoler en bas, je pars sur la liaison en singlespeed et j’arrive en haut à 180 pulsations, 30 secondes avant mon départ. Je fais la 4e spéciale, la liaison qui suit et la cinquième spéciale en singlespeed encore avant de pouvoir réparer correctement. »

Un handicap qui ne l’a pas empêché de se rentrer dans le top 10 sur ces deux chronos. « Après ça allait mieux, c’était beaucoup plus correct pour les deux dernières spéciales du jour. » Il prend les 23 et 5e place des deux derniers chronos. Mais dans l’ensemble, Damien a trouvé la course très difficile. « C’est n’importe quoi faire 65 km dans ces conditions, avec en plus des liaisons dans la boue à 2 à l’heure. La grosse perf du week-end c’est Sam Hill qu’il l’a faite. Il est parti comme nous avec un gros dossard et fini quand même quatrième, au milieu d’une foule de gars qui sont partis longtemps avant nous et on bénéficié de conditions de roulage plus propre. Si ça avait été sec, il aurait tout explosé ! »

Il reste à Damien quelques jours aux Crankworks pour trouver un osteo et faire soigner sa nuque douloureuse suite à l’impressionnante collision de la deuxième spéciale. Avant d’aller se refaire la cerise en Tasmanie. Pour une seconde manche aux cartes rebattues.