post

Madère pour se refaire

Loin au classement général, Damien compte sur Madère pour revenir dans la partie. Avant de s’envoler pour la troisième manche de cette saison d’Enduro World Series, il faut le point. Et revient sur les deux premières manches funestes. « En Tasmanie, je n’avais pas de watts On avait passé huit heures sous la pluie à Rotorua, ça m’a pas mal entamé et je n’ai pas vraiment réussi à m’en remettre. Je ne suis pas parvenu à m’entraîner, je suis arrivé très fatigué le jour de la course. » Compte tenu du format de cette manche, l’affaire était dès lors bien mal engagée…

Écoutez ce qu’en dit Damien

Pour autant, passé le décalage horaire, il a fallu se remettre au travail, mais peut-être avec des objectifs un peu différents par rapport à ceux qu’ils étaient en début de saison. Puisque pour le classement général, ça va être compliqué cette année. Après les deux premières manches, Damien pointe à la 46e place du général avec 160 points à plus de 600 points d’Adrien Dailly. Il va donc gérer sa saison différemment.

Avant de partir, au moment de cette interview, il regrettait les changements de formats des enduros. Mais comptait bien sur Madère pour se remettre dans le bain pour la saison. Hier soir, à l’issue des recos, il disait que les spéciales étaient belle, qu’il avait pris plaisir à rouler. « Les spéciales sont belles mais très dures physiquement et techniquement donc il faudra être intelligent et pas s’enflammer ! »

On en saura plus dès ce soir, Damien roulera les spéciales de ce samedi à partir de la mi-journée.

Le profil du premier jour de course.

Le profil du premier jour de course.

EWS 2017 – Rotorua : Une poisse phénoménale !

C’est peu dire que la première course de l’année ne s’est pas déroulée comme convenu en Nouvelle-Zélande. En terminant loin de la tête, 46e position, Damien a vécu ce qu’il appelle « la pire course de sa vie ». Récit.

© Dave Trumpmore / pinkbike

© Dave Trumpmore / pinkbike

Les conditions étaient dantesque. « Avec la pluie et la boue, le passage des concurrents a défoncé les spéciales. Partant dans les derniers, nous avons roulé dans des ornières trè profondes ! Ce n’était plus du vélo, c’était de la trottinette, les pédales touchaient ! Dans la première spéciale, je perds du temps parce que je pars trop vite, c’est de ma faute, je tombe cinq fois ! Dans la deuxième spéciale ça allait beaucoup mieux, mais je percute un journaliste qui était au milieu de la piste ! J’en ai cassé le casque en deux, on l’a consolidé avec des colliers de serrage pour la fin de la course… J’aurais pu me tuer sur ce coup là ! »

Après un début aussi chaotique, Damien espérait pouvoir se refaire dans les spéciales suivantes, malgré les douleurs liées au choc. Mais non. « En haut de la troisième spéciale, je casse le dérailleur, je fais toute la spéciale en courant et là je perds bien deux minutes. On arrive à bricoler en bas, je pars sur la liaison en singlespeed et j’arrive en haut à 180 pulsations, 30 secondes avant mon départ. Je fais la 4e spéciale, la liaison qui suit et la cinquième spéciale en singlespeed encore avant de pouvoir réparer correctement. »

Un handicap qui ne l’a pas empêché de se rentrer dans le top 10 sur ces deux chronos. « Après ça allait mieux, c’était beaucoup plus correct pour les deux dernières spéciales du jour. » Il prend les 23 et 5e place des deux derniers chronos. Mais dans l’ensemble, Damien a trouvé la course très difficile. « C’est n’importe quoi faire 65 km dans ces conditions, avec en plus des liaisons dans la boue à 2 à l’heure. La grosse perf du week-end c’est Sam Hill qu’il l’a faite. Il est parti comme nous avec un gros dossard et fini quand même quatrième, au milieu d’une foule de gars qui sont partis longtemps avant nous et on bénéficié de conditions de roulage plus propre. Si ça avait été sec, il aurait tout explosé ! »

Il reste à Damien quelques jours aux Crankworks pour trouver un osteo et faire soigner sa nuque douloureuse suite à l’impressionnante collision de la deuxième spéciale. Avant d’aller se refaire la cerise en Tasmanie. Pour une seconde manche aux cartes rebattues.

Tourner la page

Bon, certains jours méritent d’être oubliés. Ceux de Valberg en font nul doute partie. Damien était impatient de rouler aux portes du Mercantour, mais ce fût un week-end sans. Il y eut d’abord cette chute lors des recos qui laissait pour trace un genou mâché. Puis une première chute dans la première spéciale, puis une deuxième dans la deuxième… « Franchement, je suis très déçu » disait-il au téléphone dimanche soir, à l’issue de cette 7e manche des enduro world series. « Les sentiers étaient superbe, mais ça n’allait pas. je suis tombé le samedi, et le dimanche, c’était pire. » Le pire, c’est l’absence de vitesse. qui l’a poursuivi toute la journée. « Je ne parvenais pas à aller vite, et lorsque j’y arrivais, je tombais, je n’arrivais pas à rester sur le vélo… » En se classant 13e de la manche, les regrets dans la musette, Damien conserve toutefois la deuxième place du général avant la fin de la saison, le week-end du premier octobre à Finale Ligure, en Italie. Il reste quinze jours pour préparer cet ultime rendez-vous de la saison et contenir la meute des copains, Jérôme troisième, Florian quatrième, Nico cinquième, François sixième ! .

classementpotsvalberg

As(pas la)pen

28661607195_71d9416a5b_b

Les USA, c’est pas ça. Le peu d’appétit de Damien pour les épreuves américaines n’est plus à démontrer. Aspen ne dérogeait pas à la règle avec peu de pente au final sur l’ensemble de l’épreuve. « La grosse spéciale de 17 minutes, la première du dimanche, on a du pédaler pendant 14 minutes ! » regrettait-il mardi matin au téléphone. Néanmoins, en accrochant la septième place de la manche, il conserve son rang au championnat du monde. Et ce n’était pas chose gagnée… « J’ai tapé ma roue assez fort dans la première spéciale, puis j’ai fini de la détruire dans la troisième, les rayons étaient complètement distendus… On a réparé comme on a pu avec le mécano mais dimanche, inconsciemment, même si j’ai l’impression d’avoir roulé vite, je pense que je n’ai pas roulé à bloc. J’avais vraiment peur de ne pas terminer, j’ai joué le championnat. »

Une boîte

À ceci s’ajoute une autre pointe de déception, une chute dans la 3e spéciale, « dans une partie super rapide, j’ai perdu beaucoup de temps là, alors que j’étais bien et que je pouvais gagner des secondes. » Une spéciale qui termine tout de même 7e, avec un débours de 18 secondes du Jared Graves. Dans la 4, la spéciale juge de paix, il a fait le job, « j’ai mis tout ce j’avais, mais je savais que j’allais me faire chier. » Avec des si on mettrait Whistler en bouteille, mais à l’heure des comptes, il n’y a pas matière à rougir. Damien a pu reprendre une poignée de points à Richie Rude, blessé qui a dû batailler avec la douleur pour finir, il termine 24e. Parmi ses autres concurrents directs au championnat du monde, seul Jérôme Clémentz s’en sort bien. Avec sa 3e place, il revient à 20 points de Damien. Blessé aux recos, François Bailly-Maître, aura pris soin de ne pas retomber durant la course (33e au final) et Florian Nicolai, 13e n’a a priori guère apprécié le parcours. Au général de la saison, les 4 premiers se tiennent en 300 points. Derrière, on est à plus d’une victoire de manche (en nombre de points).

Capture d’écran 2016-08-02 à 10.02.45

Arrivé à Vancouver mardi martin (heure française) Damien va faire une courte pause aujourd’hui, un peu de moto demain, puis vendredi ira rouler à Squamish avant de rejoindre Whistler le week-end prochain.

La Thuile #debrief

À mi-saison, Damien revient sur la Mégavalanche et sa deuxième place aux trousses de Rémy Absalon. Ensuite sur la quatrième manche des enduro world series, la domination de Richie Rude, la bagarre avec Sam Hill. C’est le #debrief

EWS – Chili, le live.

Au fil des informations qui parviennent par les réseaux, suivez la première journée de la première manche des enduro world series à Coral au Chili. Ce live se met à jour automatiquement à chaque nouvelle info, inutile de recharger la page !

post

Il fallait bien ça. Tiens c’est 2016.

Commencer la saison par deux victoires, même si les enjeux n’étaient pas bien importants, reste appréciable pour le moral. Après une saison compliquée l’an passé, Damien a faim et compte bien faire parler la poudre dès les premières spéciales de l’année en Amérique du Sud. Pinkbike ne s’y trompe pas, le grand site canadien a retenu Damien parmi les 20 pilotes à suivre sur les EWS cette année.

Les deux premières victoires ont été obtenues aux Açores, au cours du Faial da terra mtb enduro fest organisé dans le saint des saints de l’enduro sur l’île de Sao Miguel, à une heure et demi d’avion de Lisbonne.

Les premières photos de l’année sont dues à Lilia Almeida, pour les Açores et Oscar Santiago pour Maçanet.
[cliquez sur l’image pour voir la suivante].

C’est dans deux semaines maintenant que s’ouvre la saison des enduro world series, au Chili, dans un nouvel endroit, Corral, sur les bords de l’océan Pacifique avec les premiers jours de l’automne.

La course propose six chronos sur deux jours, ce n’est pas bien haut mais les spéciales sont assez longues.

Vous pourrez suivre les manches sur ce site en live, en fonction des informations qui seront disponibles.